mercredi 20 juin 2007

MERCI

Je tiens à remercier les nombreuses personnes qui m'ont envoyé des emails pour m'encourager et me critiquer poliement. Dans la Tunisie de demain la critique devra faire partie itégrante des moeurs politiques et de la mentalité de mes compatriotes.
Sur ce dernier point, je remarque hélas que certains ont du mal à digèrer, ou du moins, à accepter d'écouter un avis qui n'est pas le leur. Ils ont tendance à l'assimiler à un affront personnel et réagissent en personnes dont l'honneur a été bafoué allant jusqu'à tomber dans l'insulte. Sans etre Sabbabas, ils insultent gratuitement. C'est les pires Tunisiens que devra affronter une Tunisie démocratisée.

vendredi 15 juin 2007

EN RÉACTION A J'AI PRÉFÉRÉ........

Mahhoor a ajouté un nouveau commentaire sur votre message blog "J'AI
PRÉFÉRÉ LE DEUXIÈME, IL EST CRITIQUE" :

Critiques très constructives. Je suis en peu plus d'accord sur le fait
que votre programme présidentiel manque de détails quant à la
séparation des pouvoirs et à la fondation des intitutions de la
république de demain, qui à mes yeux sont seules garantes de la
pérénité de la démocratie en Tunisie.À part cela, il faudra aussi
donner un peu plus de détails sur l'enseignement supérieur et la
recherche. l'enseignement de l'ISLAM et de la langue arabe dans nos
écoles et universités. Ceci sans oublier la situation de ela femme
(voile, héritage), est ce que vous vous alignez sur les demandes des
femmes démocrates qui sollicitent l'égalité dans l'héritage. Pour le
voile, est ce que vous êtes pour une interdiction pure et simple. votre
position à ce sujet n'est pas très claire.Il faut aussi donner des
pistes de solution au grand mal auquel fait et fera face la Tunisie
dans les prochaines années, à savoir le chomage des diplômés.

mercredi 13 juin 2007

J'AI PRÉFÉRÉ LE DEUXIÈME, IL EST CRITIQUE

Monsieur Tarak Mekki, A la lecture de votre programme j'ai soudainement eu envie de vous envoyer un second email afin de partager avec vous mes impressions. Je vous signale d'abord qu'il ne s'agira que de critiques négatives. En effet, la grande majorité de ce que vous avez écrit dans ce programme est irréprochable, et je n'ai pas jugé de la mentionné, mon but étant de vous apporter ma modeste contribution à votre entreprise, sous forme de critique constructive. Ces critiques ne sont pas des reproches mais une manière de vous donner toutes les chances de réussir en vous faisant remarquer les petites erreurs glissées entre vos lignes. Il est vrai que lorsque l'on produit un texte ou un article on n'arrive pas à être tout à fait objectif et à déceler toutes les erreurs. Pour ma part j'apprécie ce genre de critiques lorsque j'écris, j'espère que vous saurez apprécier les miennes. J'ai donc relevé certains points à améliorer ou à préciser dans votre programme, mais seulement pour les parties suivantes : Justice, Politique Intérieure, Politique Extérieure, Défense et Sécurité. C'est un travail long que je ferai, en plusieurs fois, si vous en voulez bien. Critique : "3e Amendement : La Tunisie est gouvernée par un président élu au suffrage universel pour un mandat de quatre ans renouvelable deux fois. Toute personne proposant le dépassement de cette période de 12 ans maximum s’expose à de lourdes peines d’emprisonnement" => Monsieur, avec tout le respect que j'ai pour vous, on ne s'improvise pas juriste et encore moins constitutionnaliste. On ne peut pas mettre tout ce qu'on veut dans une constitution. Parmi ces chose qui ne peuvent se trouver dans une constitution (parce que ce n'est en aucun cas son rôle), il y a le fait de prévoir ce genre de sanctions, ou tout simplement des sanctions. La constitution énonce les valeurs de la Nation et les principes fondamentaux de l'Etat, et elle règle le fonctionnement de ses institutions et garantit les libertés des citoyens. Une constitution ne peut prévoir une peine d'emprisonnement, mais elle peut interdire de proposer le rallongement de ces 12 ans maximum. Le Code Pénal se chargera de fixer les modalités d'application de ce principe et la peine assortie à sa violation. Je vous dis cela car si un juriste (ou du moins un juriste formé dans la tradition juridique franco-germano-romaine qui existe en Tunisie, en Méditerranée et en Europe) lisait ce troisième amendement, vous devriez faire face à de virulentes attaques. "4e Amendement : Le peuple élit un parlement qui veille à l’application de la constitution, promulgue les lois et contrôle l’exécutif" => Ce 4e Amendement est ce que j'ai de plus grave à vous signaler !! La théorie de la séparation des pouvoirs de Montesquieu (et celle de Locke) est reconnue et appliquée partout dans le monde, dans toutes les démocraties (de la France aux Etats-Unis...), et vous en parlez même indirectement à un certain moment. Bref, ce principe doit être inviolable et garantit la séparation des trois pouvoirs : judiciaire (aux juges), législatif (parlement) et exécutif (Président et gouvernement). Un dérèglement de cet équilibre des pouvoirs serait non seulement anti-démocratique, mais aussi dangereux car il aurait des répercussions négatives sous forme d'effet d'engrenage sur les institutions de la République. Or, accorder au parlement le droit de promulguer les lois qu'il rédige et vote serait une grave violation des pouvoirs digne de la Convention Jacobine sous la Terreur de Robespierre lors de la Révolution Française, celle là même qui faisait guillotiner injustement. Le Parlement ne peut donc pas promulguer les lois, mais vous devez aussi nuancer lorsque vous dites "contrôle l'exécutif", car il faudrait que l'exécutif ne soit pas étouffé (ce qui a causé l'échec de très nombreux régimes et constitutions dans le monde) afin qu'il puisse mener à bien la mission que le peuple lui a confiée. Ce contôle doit être relatif, dans un souci d'efficacité de la conduite des réformes et du respect des programmes. "Ces amendements votés, ils seront mis sous scellée afin d’assurer leur éternelle inviolabilité" =>D'abord, pour la Tunisie nous ne devons pas parler d'amendements mais de lois organiques ou de révisions de la Constitution. Amendement est un terme utilisé en droit constitutionnel anglo-saxon, mais en franco-romain ce terme modifie les ajouts aux lois ordinaires et non à la Constitution. Le droit franco-romain (cette conception du droit plutôt) est celui adopté par la Tunisie, car il lui correspond tout à fait, et il correspond à sa société, sa mentalité, sa culture, qui l'a intériorisé. Un passage au droit anglo-saxon (aux raçines féodales) bouleverserait la société tunisienne, sa culture, la vie quotidienne, la conception de la justice et nécessiterait au moins une bonne vingtaines d'années pour une adaptation plus ou moins correcte. De toutes manières, cette mutations ne serait en aucun cas acceptée par les tunisiens et notamment nos juristes. "S'il revient a l’exécutif de tracer les grandes orientations de la politique du pays, c’est aux mairies que revient le rôle et la liberté d’application des plans d’urbanisme, de transport et d’assistance sociale." => Bonne idée, mais il faudrait améliorer en développant le thème de la décentralisation, mais aussi donner un rôle à de futurs conseil régionaux comme en France, afin que chaque région puisse elle-même définir certaines de ses politiques globales afin de créer des dynamiques plus efficaces. "La séparation et le non-cumul des mandats parlementaires et des conseillers municipaux sont nécessaires pour une participation plus nombreuse des Tunisiens à la vie politique. L’interdiction pour un citoyen d’accaparer plus de trois mandats d’élu municipal ou parlementaire ne peut que vitaliser la vie politique en Tunisie et permettre au maximum de citoyens d’y participer sans en faire un métier." =>Le principe du non-comul des mandats et des incompatibilités ministérielles et parlementaires est important mais pas tout à fait pour cette raison. Ce n'est pas ce non cumul qui va faire que plus de tunisiens pourront faire de la politique, cela a été pensé plutôt pour éviter une violation de la séparation des pouvoirs : un député qui a le pouvoir législatif ne peut pas aussi détenir le pouvoir réglementaire que détient le maire. "J’ai choisi de vous proposer un cycle d’élection de quatre ans pour la présidence de la république, la députation ou l’élection municipale. J’estime que 5 ans ou plus est une période trop longue pour un mandat d’élu, le cycle de quatre ans est plus apte à répondre aux orientations populaires dans un monde où les changements sont plus rapides et brusques qu’avant. Ce mode de scrutin a aussi l’avantage de garder l’élu plus proche de ses électeurs en ayant toujours à l’esprit que les futures élections ne sont pas lointaines" => 4 ans : idée qui peut être bonne mais tout de même discutable car il existe plusieurs hypothèse à ce sujet. Le plus important à mon sens est que le mandat des parlementaires soit de même durée que celui du Président. Or, si le mandat d'un parlementaire est trop court, comme celui des Représentants aux Etats-Unis, les parlementaires auront tendance à être démagogiques afin d'assurer leur réélection, et corruptible par les lobbies pour financer leur prochaine campagne. Un député élu pour 4 ans pensera à défendre les citoyens pendant deux ans, et passera les deux autres années à se battre pour sa réélection. Une durée du mandat de 5 ans serait à mon avis plus appropriée. Oh, tant que j'y suis, je vous prie d'éviter de parler de "la Tunisie de DEMAIN" ou du "RENOUVEAU". Ce sont des termes qui symbolisent trop l'Ere Ben Ali. Ce sont les mots clés de sa propagande, et ce sont sans doute les mots les plus utilisés par les journaux-torchons comme La Presse et Le Renouveau (journal du RCD !!). Quand vous parlez dans votre programme de projets qui vous tiennent à coeur mais qui résultent d'une opinion tout à fait subjective comme "Algérie soeur", ne parlez pas au nom de la Deuxième République de Tunisie, mais en votre nom propre. Attention, vous n'incarnez pas encore la république. Vou pouvez parler en son nom seulement lorsqu'il s'agit de propositions CONSTITUTIONNELLES. "Il est de l'intérêt commun des Juifs et des Musulmans de créer une troisième entité indépendante à Jérusalem. Celle-ci se localiserait dans l’église de la Nativité territorialement sous l'égide du Vatican. Jérusalem serait définitivement une propriété aux 3 grandes religions monothéistes et moralement attachée aux trois milliards de croyants émanant de ces grandes religions." => Veuillez éviter ce type de détails techniques sans grande importance pour la politique tunisienne, même si la Tunisie pourraît avoir une participation notable à la résolution de ce conflit dans l'avenir, et même si ce serait une bonne idée qui vous tient à coeur. La place de ceci est dans un discours à l'étranger ou devant l'Assemblée Générale de l'ONU et non dans un programme politique. "La négociation directe entre les deux protagonistes autour d’une table encadrée et assistée par la communauté internationale avec les États-Unis d’Amérique en premier plan." => Evitez de parler comme cela des Etats-Unis. Ne les placez surtout pas en premier plan. Ils sont haïs, malheureusement, mais vous risquez gros et inutilement si vous dites cela. Montrez un respect pour les Etats-Unis, avouez la nécessité d'une coopération, mais ne faites jamais leur éloge devant des arabes musulmans du 21e siècle. "L'armée Tunisienne a toujours été a la hauteur de sa tache essentielle de défense du territoire national. Composée de militaires professionnels disciplinés et bien formés, elle s'est toujours cantonnée dans ses casernes a l'exception des deux périodes de troubles sociaux des années 1976 et 1983 ou le régime fit appel a sa force de dissuasion afin de rétablir l'ordre et la sécurité intérieure." => Même en étant bourguibistes, ne nions pas le terrible rôle de l'armée dans ces événements. Dans les événements de Gafsa de 1980 (!!!) l'armée a parfaitement joué son rôle en évitant à un commando révolutionnaire lybien de prendre le pouvoir en Tunisie. Mais les événements les plus notables sont ceux du 26 janvier 1978 suite auxquels le couvre feu a été mis en place et la loi martiale instaurée. L'armée a tué des innocents et de simples manifestants marxistes, sa réaction était démesurée. Il y'a aussi les émeutes du pain en 1983 : idem. "Se sachant mal aimé par la majorité de ses frères d'armes Ben Ali opéra des sa prise du pouvoir une purge au sein de l'état major en éloignant ses paires des postes de commandement. Les écartés furent désignés a des postes de présidents directeurs généraux de sociétés étatiques ou d'ambassadeurs dans des pays lointains. Les plus dangereux a ses yeux furent mis a la retraite avec un avancement dans le grade, façon diabolique de paraître reconnaissant a ces retraités en pleine forme." => Pas seulement, Ben Ali, juste après le fameux Sept, a fait arrêter le Commandant Mohamed Mansouri qui est mort sous l'effet de la torture. Il devient une figure symbolique montante des "opposants" tunisiens. "en l'invitant lors de sa première visite officielle en France en tant que président de la Tunisie a une cérémonie a l'école de guerre de SAINT - CIRE" => Aïe aïe aïe !!! C'est Saint-Cyr. "Durant ces vingt dernières années de pouvoir dictatorial l'armée tunisienne a été sciemment affaiblie et mise a l'ombre. Désormais c'est le ministère de l'intérieur principal levier du pouvoir qui monopolise l'attention du régime." =>On dirait que vous déplorez que l'armée tunisienne est faible politiquement. Ni l'armée ni le ministère de l'intérieur ne doivent détenir de pouvoir, aucun !!! L'armée et la police n'ont aucune légitimité populaire pour prendre des décisions et avoir un certain pouvoir. Elles doivent recevoir leurs directives des responsables qui, contrairement à elle, sont élus par le peuple. "Malgré ses moyens financiers limités, la Tunisie se doit d'augmenter ses dépenses allouées a sa défense nationale" => Attention à ne pas jeter de l'argent par les fenêtres. Il faut évidemment augmenter l'entretien du matériel et des locaux, augmenter la qualité de vie et le pouvoir d'achat des militaires, mais la Tunisie n'a pas besoin de s'armer plus. Nous n'avons pas de menace directe, et même en cas de menace nous sommes à la fois alliés de la France et des Etats Unis. C'est parce qu'il a refusé d'allouer à l'armée tant de ressources que l'Algérie et le Maroc, que Bourguiba a permis à la Tunisie de prendre une avance de plus de 30 ans, sur le plan du développement, sur l'Algérie et le Maroc... Avance qu'on perd à grands pas d'ailleurs. "Forte de ses aptitudes et des compétences indéniables de ses vaillants militaires l'arme tunisienne retrouvera naturellement sa place primordiale dans la marche de la société entière vers un avenir meilleur ce qui renforcera certainement les capacités de défense de la mère patrie." => Evitez des expressions trop élogieuses et pompeuses comme "vaillants militaires" et "défense de la MERE patrie" qui rappellent trop certains discours plutôt staliniens même si dans ce contexte ça découle de bonnes intentions sincères. "une lente descente aux enfers qui a obligé la majorité de ses membres de s'adonner a la mendicité en uniformes sur la voie publique et dans chaque recoin de notre pays." => Mendicité est un mot faible, il s'agit plutôt de racket. Dites les choses comme elles sont. Les policiers demandent de l'argent en menaçant les citoyens, en abusant de leur pouvoir. Soyez franc et terre à terre et n'ayez pas votre langue dans la poche. Ecrivez en gardant le même esprit que votre discours vidéo qui est superbe. C'est ce qu'attendent les tunisiens. "Dans un pays ou la confiance des investisseurs est ébranlée et dont l'économie ne parvient plus a résorber le chômage, s'enrôler au sein du ministère de l'intérieur est la seule perspective offerte a des milliers de jeunes pour échapper a leur désarroi. Mal rémunérés -- 270 euros / mois" => Ce n'est pas 270 euros par mois. Le policier de base gagne le SMIC, soit environ un peu plus de 110 ou 120 euros par mois. "Convaincu de l'acuité et de l'urgence de la tache si je suis élu président de la Tunisie j'entamerai des ma prise de fonction une grande réforme de la police nationale pour ramener ses effectifs de 150.000 a 80.000 agents." => Il n'est pas établi que les effectifs sont de 150 000 agents, mais on les estime entre 80 000 et 150 000. Ils sont plus vraisemblablement de 130 000 ou un peu moins. Mais rien n'est sûr puisque toute information est faussée en Tunisie. "La reconversion des 70.000 policiers dans l'activité économique sera échelonnée sur les quatre années de mon mandat." => Dans ce cas il serait inadapté de parler de "mandat". "Pays frères et amis" => Ceci est un discours diplomatique qui ne sied pas à un programme politique destiné au peuple. "La police ne sera plus un pole de pouvoir et devra se soumettre a l'autorité des trois pouvoirs constitutionnels qui régissent un vrai État de droit." => Vous contredisiez ici ce que vous avez déclaré plus tôt, à savoir ce que vous avez dit sur le parlement et qui est incompatible à la séparation des trois pouvoirs. "Hormis les juges, l'agent de police est le fonctionnaire relativement le mieux rémunéré parmi les employés de l'Etat." => Les agents de police et les juges doivent absolument avoir des revenus très confortables, mais le salaire doit être tout de même proportionnel au niveau de qualification et à l'importance des responsabilités. Il serait injuste qu'un Docteur en Chirurgie d'un hôpital public qui a fait 11 ans d'études supérieures ou qu'un Secrétaire d'Etat à l'Equipement diplômé du MIT ou de Polytechnique et qui a de lourdes responsabilités humaines, morales et économiques, soit payé moins que l'agent de police de la circulation qui a le Bac ou moins que le Bac. Le mérite doit être une valeur essentielle de la Tunisie nouvelle

dimanche 3 juin 2007

LES MISEREABLES


Quel est le lien entre Victor Hugo et Ben Ali ?

Le premier a légué un chef d’œuvre à l’humanité, le second n’a pas manqué de le faire vivre à certains de ses compatriotes. A chacun ses misérables. J’invite les Tunisiennes et Tunisiens à ne point haïr les leurs, victimes malgré eux de la pire des misères : celle de l’esprit, fruit d’une politique voulue. Conscientiser ces pauvres d’esprit tout en mettant fin à leur culture de ‘’KOUFFA’’ serait un défi majeur de la Tunisie de demain.