dimanche 23 septembre 2007

UN CHANGEMENT DE TON NÉCESSAIRE

Les dernières déclarations de Bernard Kouchner présentant la guerre contre l’Iran comme une dernière solution pour dissuader ce pays de se doter de l’arme nucléaire ont soulevé un tollé chez les pacifistes et une certaine réserve dans les chancelleries occidentales. Je dois dire aux détracteurs d’une telle approche, que le temps est venu de manier le bâton tout en négociant avec les ayatollahs iraniens.
Ne nous voilons pas la face. Il est clair que le premier but – si ce n’est l’unique - du programme nucléaire des ayatollahs est de doter leur régime de la bombe atomique. Il est quand même aberrant que ce pays, troisième producteur mondial de pétrole brut, relègue son incapacité à raffiner son propre pétrole au dernier plan de ses soucis pour avancer au monde entier que le nucléaire est primordial pour son indépendance énergétique. Ne soyons pas aussi dupes : Lors de son allocution devant l’assemblée générale des Nations Unies, Ahmadinejad s’est félicité, ‘’ par la grâce de Dieu, d’avoir observé les représentants de la communauté internationale, les yeux scintillants avec des étoiles sur leurs crânes ‘’. Je me demande quel irresponsable pourrait appeler à négocier avec un régime dont le président est un forcené notoire sans manier le bâton. Ce fou furieux a absolument besoin de faire face à de la fermeté pour réaliser que la communauté internationale refuse catégoriquement de se laisser envoûter par son charlatanisme.
Je réitère ma conviction que le régime iranien actuel doté de la bombe atomique serait une très grave menace pour l’existante du monde arabe. Il n’y a pas de doute que, dans ses déclarations incendiaires, l’extrémiste Ahmadinejed essaie de s’attirer la sympathie des masses arabes en évoquant la destruction de l’état d’Israël. Cependant, je doute fort qu’il commence à rayer certains pays arabes, première étape de la réalisation de son rêve, celui de rayer Israël de la carte.
Il est malheureux que la majorité écrasante des dirigeants arabes tienne un double langage face à la nucléarisation de l’Iran. Faute de légitimité, ils n’osent exposer ouvertement à leurs opinions publiques respectives ce qu’ils chuchotent dans des réunions diplomatiques à huis clos. Le plus astucieux d’entre eux en l’occurrence l’adjudant Ben Ali n’a pas manqué de faire signer à son gouvernement un accord de pêche le liant à l’Iran. Espérons que le fruit de cette future coopération ne serait pas des moules et des clovisses radioactifs. Les deux régimes d’apparence différente se rejoignent dans la menterie et la propagande et seraient bien capable de chanter les louanges de pareils produits.

jeudi 20 septembre 2007

NATIONALITÉ PIÉTINÉE

Dans un pays qui se respecte, accorder la nationalité à un étranger est une décision qui est encadrée par des lois scrupuleusement appliquées et contrôlées. Dans la république bananière de Ben Ali et compagnie, l’obtention de la nationalité tunisienne dépend tout simplement du bon vouloir de notre illuminé président, dicté il faut le savoir, par ses intérêts politiques et financiers.
A mon grand étonnement, beaucoup d’entre vous m’ont envoyé des courriels pour exprimer leur indignation suite au retrait de la nationalité tunisienne à Souha Trabelsi ou Arafat, ou je ne sais quoi d’autre.
Personnellement cet épisode ne m’a guère choqué. Depuis belle lurette que je ne me fais plus d’illusions. Je suis convaincu que l’adjudant qui préside à notre destinée ne nous considère pas plus que des sujets à qui il a eu l’amabilité de permettre de vivre sur sa propriété privée.
Ce malheureux épisode n’est rien d’autre qu’une affaire de gros sous. Disons que les pilleurs des deniers des peuples tunisien et palestinien ont eu un grand litige financier. Cela fait changement, nous qui avons toujours eu cours de leurs différents politiques. Plus simplement, disons que par souci de transparence, l’actuel maître des tunisiennes et tunisiens a réalisé une première dans les relations interarabes en mettant sur la place publique un litige financier opposant sa famille à une femme trop heureuse d’être la veuve d’un dirigeant arabe.

mercredi 5 septembre 2007

EN ATTENDANT QUE NOS FRÈRES IRAKIENS S'ENTENDENT ENTRE EUX,SAIT-ON JAMAIS !

Depuis des mois, je reçois des emails de mes compatriotes me demandant d’éclaircir ma position sur la présence des troupes américaines en Irak.
De par son attachement au droit international, la deuxième république Tunisienne ne devra cautionner aucune intervention militaire dans le monde hormis celles décidées par l’Onu. Il n’en demeure qu’au stade actuel, les autorités irakiennes ont fait preuve de partialité dans leur traitement des différents groupes ethniques de leur pays et ont largement démontré de ce fait, leur incompétence à assurer la sécurité de tous leurs concitoyens dans toutes les régions irakiennes.
Disons la vérité, aujourd’hui sans la présence d’une force militaire étrangère dissuasive, l’Irak serait le théâtre d’une atroce guerre civile, d’une sauvagerie inimaginable. Les conséquences d’une telle guerre ne manqueraient pas d’avoir un effet dévastateur sur tout le moyen orient et le monde arabe. A l’heure actuelle, seul l’Iran ennemi séculaire des Irakiens et des Arabes sunnites serait comblé par un retrait des forces étrangères d’Irak. Je vous laisse en juger par cette pertinente déclaration du président Ahmadi…. du mardi 28 août : « Nous sommes prêts, avec l’aide de nos alliés régionaux et de la nation irakienne à combler ce vide ».
Il parle certainement de son allié alaouite, le régime syrien, et des chiites irakiens, à ses yeux seuls représentants du peuple irakien.
Il serait naturel que sous l’égide d’une deuxième république, la Tunisie appellerait à la formation d’une coalition onusienne pour prendre le relais des forces étrangères actuellement présentes dans ce pays arabe frère. En effet, cette initiative ou des forces arabes assumeraient leurs responsabilités, serait le meilleur moyen d’aider nos frères irakiens pour sortir de cette période noire de leur histoire. Un Irak multiconfessionnel où un partage équitable des revenus pétroliers entre ses différentes composantes serait un outil de cohésion nationale et un rempart efficace contre son morcellement, discrètement souhaité par certains de ses voisins.

dimanche 2 septembre 2007

LE RCD BROUTE VERT

Le parti vert de l’opposition tunisienne est passé au mauve. Cette teinture végétale n’est autre que l’œuvre du plus grand spécialiste de la teinture dans notre pays. Appliquant la politique d’ouverture nouvellement prônée par son créateur, le parti du Rassemblement Constitutionnel Démocratique n’a pas trouvé mieux que d’accorder subventions et soutiens logistiques au soi disant « Parti Vert Tunisien ». Imitant en cela les anciens partis communistes du bloc de l’est, concepteur de partis satellites à leurs ordres.
Cette largesse financière du rassemblement s’inscrit directement dans la concrétisation de la promesse présidentielle pour une ouverture politique avant les élections de 2009.
En résumé, l’adjudant chef Ben Ali, promu général, continu dans sa fuite vers l’avant, ne se souciant point du sentiment de dégoût que les tunisiennes et tunisiens éprouvent envers sa grotesque farce politique.