IVENTER LE ZÉRO POUR S'ASSEOIR DESSUS
En parcourant le journal La Presse de Montréal de ce dimanche, qui à la différence du journal tunisien du même nom, ignore totalement les activités de Ben Ali, deux articles ont attiré mon attention.
Le premier est relatif à un fait divers en Malaisie ou un tribunal islamique a validé le divorce d’un homme qui a signifié sa décision à son épouse par SMS. Commentant cette procédure de divorce technologique, l’honorable Abdullah Ahmed Bedaoui, vice premier ministre de Dubaï n’a trouvé qu’un seul inconvénient à cette méthode. D’après lui, il est possible que le message soit envoyé par un imposteur, et d’expliquer à la Malaysian National News Agency : " Avec une lettre, il y a une signature ". Quelle lumière ? Dieu merci d’avoir doté le monde arabe d’émirs pareils pour guider leurs peuples vers un développement plus que durable. Il est à noter, que plutôt cette année, le journal Malaysia sun rapportait que le grand mufti de Dubaï avait donné son aval au " divorce par SMS ". A l’instar des présumés oulémas qui occupent les plateaux des chaînes moyen-orientales, ce théologien de Dubaï n’a pas manqué de mettre en phase la répudiation des femmes avec la consommation de ses compatriotes des nouvelles technologies.
Le deuxième article évoque la récente avancée scientifique enregistrée par deux équipes de chercheurs, l’une américaine et la seconde japonaise, qui ont réussi à transformer des cellules de peau en cellules souches. Cette découverte pourrait apporter une réponse satisfaisante au débat d’éthique qui fait rage concernant ce type de recherche aux États-Unis et en occident.
En comparant ces deux nouvelles, on ne peut s’empêcher de penser que les descendants des inventeurs du zéro se sont confortablement assis sur l’invention de leurs ancêtres en se payant le luxe de s’y enfoncer, alors que les descendants des civilisations occidentales et asiatiques s’activent pour atteindre des sommets de connaissances qui font leurs forces actuelles. C’est une réalité amère, ce qui l’est encore d’avantage, c’est que grand nombre d’arabes continuent de jeter leur dévolu sur l’occident comme principal responsable de la décadence du monde arabe et refusent d’affronter les vraies causes de leur déclin en se regardant dans un miroir.