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Défense Nationale

L'armée Tunisienne a toujours été a la hauteur de sa tache essentielle de défense du territoire national. Composée de militaires professionnels disciplinés et bien formés, elle s'est toujours cantonnée dans ses casernes a l'exception des deux périodes de troubles sociaux des années 1976 et 1983 ou le régime fit appel a sa force de dissuasion afin de rétablir l'ordre et la sécurité intérieure. Après ces deux évènements majeurs,elle regagna sans ombrage ses casernes obéissant en cela aux ordres du pouvoir civil.

L'adjudant-chef Zine El Abedine Ben Ali qui a intègre les rangs de l'armée tunisienne au lendemain de l'indépendance en a gravi le échelons pour atteindre le grade de général a la fin de sa carrière militaire.

Il a été propulsé au pouvoir suprême suite a une courte carrière politique et a l'action des effectifs du ministère de L’intérieur dont il avait la charge. L'armée tunisienne n'a pris aucunement part ni dans la préparation, ni dans l'exécution du coup d'état fomenté par Ben Ali contre le président Bourguiba. Le 7 novembre 1987 ce corps sacré de l'État s'est soudainement retrouvé sous les ordres d'un nouveau président de la république, de facto commandant en chef des forces armées tunisiennes.

Se sachant mal aimé par la majorité de ses frères d'armes Ben Ali opéra des sa prise du pouvoir une purge au sein de l'état major en éloignant ses paires des postes de commandement. Les écartés furent désignés a des postes de présidents directeurs généraux de sociétés étatiques ou d'ambassadeurs dans des pays lointains. Les plus dangereux a ses yeux furent mis a la retraite avec un avancement dans le grade, façon diabolique de paraître reconnaissant a ces retraités en pleine forme.

Les condisciples de Ben Ali, issus de l'armée, n'ont jamais porte celui-ci dans leurs coeurs. La majorité d'entre-eux ont décroché un baccalauréat avant d'entamer des études dans les plus grandes académies militaires des pays occidentaux. L'actuel dictateur doit sa fulgurante carrière militaire a la bienveillance de son ex -beau père le général Abdelkafi , l'un des pionniers de l'armée tunisienne au lendemain de l'indépendance du pays.

Au vu de son niveau modeste d'enseignement, le gendre protégé a fait carrière au sein de la sécurité militaire et fut envoyé, a ce titre pour participer a des stages de courtes durées dans des académies militaires a l’étranger. Il fallait bien qu'il paraisse a un niveau de formation équivalent a celui des autres hauts gradés de notre armée. L'ex président français François Mitterrand consolida son apparence de militaire hautement qualifié -- protocole oblige -- en l'invitant lors de sa première visite officielle en France en tant que président de la Tunisie a une cérémonie a l'école de guerre de Saint - Cire ou Ben Ali effectua un stage en qualité d'observateur. Mais comme tout dictateur qui tient a se doter d'une respectabilité Ben Ali s'est inventé un c.v riche en diplômes douteux. Fort heureusement pour notre vaillante armée le profil des carrières de ses officiers ne ressemble en rien a celui de son super flic qui s'est avéré comme une lourde et malheureuse exception.

Durant ces vingt dernières années de pouvoir dictatorial l'armée tunisienne a été sciemment affaiblie et mise a l'ombre. Désormais c'est le ministère de l'intérieur principal levier du pouvoir qui monopolise l'attention du régime. Ignorée mais étroitement surveillée par Ben Ali l'armée a beaucoup perdu de son lauréat auprès des citoyens. Néanmoins il est a l'honneur de cette institution sacrée du peuple et de l'état d'avoir su se préserver du dysfonctionnement et de la corruption qui ont laminé les autres pôles du pouvoir dans notre pays.

Dans le cadre de mon élection je propose ce qui suit, au peuple tunisien, seul habilité a désigner un commandant en chef des armées en élisant librement un président de la république :
Malgré ses moyens financiers limités, la Tunisie se doit d'augmenter ses dépenses allouées a sa défense nationale. Notre armée doit impérativement retrouver la place de choix qui lui est due en modernisant son matériel et ses infrastructures. A coté de sa tache première qui consiste a veiller a l'inviolabilité et a l'intégrité de nos frontières, l'armée aura a assumer un rôle important dans le développement de nos infrastructures civiles. Pour cela elle mettra ses moyens matériels et ses larges ressources humaines bien structurées et disciplinées au service de la collectivité.
Elle sera aussi appelée a prendre part a la formation professionnelle de nos jeunes qui ont décroché de leurs études. Dans ce sens je déciderai l'instauration du service militaire obligatoire pour des jeunes, -- garçons ou filles -- récalcitrants a entreprendre une formation professionnelle que proposeront a cette fin les différents programmes gouvernementaux ou régionaux. Les parents de ces jeunes enrôlés seront consultés pour s'assurer le cas échéant de leur approbation aux bienfaits de l'enrôlement de leurs enfants au sein de l'armée nationale.

Notre armée aura aussi a consolider et a développer sa coopération avec les armées des pays traditionnellement amis de la Tunisie et sera certainement appelée a confirmer sa traditionnelle participation sous l'égide de l'Onu a des opérations de maintien de la paix a travers le monde. C'est dans cet esprit de politique de défense nationale combiné a une politique étrangère active empreinte de modération que la Tunisie s'assurera la meilleure stratégie pour défendre son territoire et sa paisibilité.

Forte de ses aptitudes et des compétences indéniables de ses vaillants militaires l'arme tunisienne retrouvera naturellement sa place primordiale dans la marche de la société entière vers un avenir meilleur ce qui renforcera certainement les capacités de défense de la mère patrie.

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