Accueil arrow Environnement

Politique environnementale 

Comparées aux autres pays d’Afrique et du Moyen-Orient les villes et les campagnes tunisiennes sont relativement propres. Le pouvoir a consacré des moyens importants pour y parvenir. Depuis 1987, Ben Ali a confié la tâche d’embellissement  à son neveu, un certain Mahdî Mlika « ingénieur » de formation. Disons que pour la stabilité de la Tunisie, on ne change ni de président de la République ni encore moins son neveu premier responsable de la politique environnementale du pays. Surtout que ce dernier a été le père du fameux Labib, la mascotte environnementale qui s’est avérée d’une redoutable efficacité dans l’absorption de saletés dans tous les sens du terme. Cet ingénieur dont la valeur de diplômes et l’incompétence sont sans rappeler le fameux Skhiri – ex-ministre de Bourguiba - se vantait lors d’une interview récemment accordée à un magazine international d’avoir réussi à négocier la plantation de centaines de palmiers à un prix dix fois moins cher que leur prix de marché habituel en Tunisie. Il essaie peut-être de nous vendre ses grandes capacités de négociateur commercial comme il l’a déjà fait pour ses prétendues recherches universitaires pendant ses études en Allemagne. Un palmier d’une taille moyenne, planté à 90 DT garantit et irrigué pendant sa première année est sans doute " made in China " en matière plastique. Est-ce que les Tunisiens et la communauté internationale seraient à ce point dupes pour avaler tels mensonges?

Après la spoliation des immenses biens acquis par ce sieur depuis le 7 nov. 87 et son déferré devant la justice ce qui est un détail de mes intentions en cas de mon élection, je convie mes chers compatriotes a ce qui suit :

Concernant l’environnement, la Tunisie doit prendre modèle sur les pays les plus développés comme ceux d’Europe du Nord et autres. La sauvegarde de l’environnement commence par la prise de conscience et la participation active du citoyen. Le comportement de ces peuples hautement civilisés laisse croire, au Musulman que je suis, qu’ils sont en train d’appliquer les principes islamiques en la matière sans pour autant être Musulmans. La nécessité de remédier à ce paradoxe pour nous Tunisiens exige  l’adoption de mesures techniques de sauvegarde de l’environnement, la mise en place d’une longue politique de sensibilisation et d’éducation de nos jeunes et de tous les citoyens en général.

La démocratisation de la Tunisie est la clé de la réussite de ce travail colossal. Les Tunisiennes et Tunisiens doivent se ressentir propriétaires de leurs pays pour acquérir le sens du devoir de le léguer et le sauvegarder à leurs enfants.  Le succès d’une politique environnementale ne peut provenir que d’une large volonté populaire. L’État doit pleinement œuvrer dans ce sens et fédérer tous les citoyens à cette cause vitale pour la survie de nos générations futures condamnées à vivre plus nombreux sur un territoire exigu.

En marge de cette action continue de sensibilisation et d’éducation, je propose à mes chers compatriotes une série de mesures pratiques que je prendrai à mon élection :

  1. La décentralisation de la prise de décision en la matière. Le secrétariat d’État à l’environnement aura le rôle d’étudier les projets nationaux et  d'évaluer leur impact et   leurs coûts financiers. Il lui incombera aussi de veiller au suivi de ses travaux et de les coordonner sur le plan national. C’est aux municipalités que doit revenir la tâche d’exécution des travaux et la définition de leurs priorités dans le cadre général de la politique du secrétariat d’État à l’environnement. L’instauration d’un tel partenariat incitera le citoyen à participer au choix des priorités et des travaux à entamer dans son milieu immédiat. C’est un gage de réussite important à toute action d’amélioration et de sauvegarde de l’environnement.

  2. La redéfinition des attributs de l’ONAS : Cet office aura pour tâche l’exécution des grands travaux à l’échelle nationale, sa restructuration sera nécessaire pour répondre à cette exigence prioritaire. Sur le plan local, il pourra soumettre aux appels d’offres municipaux et y prendre part . Ses services actuels qui opèrent hors de ce cadre seront rattachés au secrétariat d’État de tutelle.

  3. Étendre les prérogatives du secrétariat d’État à l’environnement : L’avis positif de ce dernier sera obligatoire à toute activité économique ou projet national. En plus de l’étude d’impact des projets, le secrétariat d’État sera doté d’un organisme national de contrôle avec un personnel compétent dans l’exercice du contrôle des normes établies par les lois régissant l’environnement. Ses avis et décisions seront contraignants pour toute personne physique ou morale ainsi qu’aux collectivités municipales et régionales.

  4. Ouverture de centres de recherches spécialisés sous la tutelle du secrétariat d’État à l’environnement : Leur implantation doit se répartir entre le nord, le centre et le sud du pays. Ces centres mèneraient les recherches environnementales appropriées à chacune de ses régions. Un quatrième centre se spécialisera dans l’étude de l’environnement marin de nos 1350 km de côtes. Leurs programmes de recherches seront établis en étroite collaboration avec les universités tunisiennes en leur offrant des moyens de recherches modernes. Le secrétariat d’État oeuvrera au profit de ces centres à l’instauration de programmes de recherches en partenariat international. La Tunisie ne peut se permettre de rester en marge des pays développés dans la recherche environnementale et de ses importantes retombées économiques.

  5. Développement des industries de recyclage : Recycler la matière est une activité économique lucrative à laquelle le consommateur doit être matériellement intéressé. C’est dans cette optique que le gouvernement soumettra des lois qui obligeront  les commerçants a mettre en place de comptoirs de récupération de contenants et de différents emballages des produits commercialisés. Les matières retournées – bouteilles, cannage – etc. – doivent avoir une valeur monétaire établie par les fournisseurs, remboursable sur simple présentation du client. Cette incitation monétaire au retour des déchets recyclables et l’élargissement de cette pratique a fait ses preuves dans tous les pays développés. À l’échelle industrielle, des incitations financières seront accordées dans une première étape aux différentes industries génératrices de déchets recyclables pour les encourager à retransformer la matière auprès d’unités spécialisées. Graduellement, des lois contraignantes seront mises en place au vu du développement de nos capacités nationales de recyclage.

  6. Cette activité industrielle est appelée à  continuellement se développer en regard aux exigences de notre époque. Il sera un secteur prometteur et d’avenir dans l’activité industrielle en Tunisie comme ailleurs dans le monde.

  7. L’instauration d’un code de conduite environnementale : L’amélioration de notre environnement et sa sauvegarde est un acte civique auquel le citoyen tunisien doit se soumettre dans l’accomplissement de ses devoirs envers une société démocratique garante de ses droits. Il est légitime pour une démocratie d’imposer des réprimandes aux personnes enfreignant ce code civique sans jamais cesser de nous sensibiliser collectivement à la nécessité du respect de notre environnement.

  8. Aider à la promotion de l'emballage biodégradable  limiterait significativement des déchets toxiques nombreux dans notre environnement.

  9. Soumettre les épandages de pesticides agricoles à l’autorisation du secrétariat d’État à l’environnement : qui doit  agréer le type et la quantité pour chaque agriculteur. L’usage à l’aveuglette de ces produits est nocif à la préservation de nos terres arables et à qualité de nos produits agricoles. La sauvegarde de notre nappe phréatique est tributaire du contrôle de l’usage des produits chimiques utilisés dans le secteur agricole. Cette pratique doit être graduellement réglementée par les autorités compétentes en concertation avec nos agriculteurs et éleveurs.

  10. Définir une stratégie de lutte contre la pollution de l’air dans nos villes : Aujourd’hui, on dénombre quatre grandes villes – Tunis, Sfax, Sousse et Gabes -- mais par l’évolution démographique de notre pays, ce nombre est appelé certainement à augmenter à l’avenir. L’utilisation de la voiture est devenue une nécessité et un signe d’émancipation du citadin tunisien . L’augmentation du nombre des véhicules disproportionnés à l’évolution de notre réseau routier risque d’étrangler l’activité économique de nos principales villes et d’en faire des espaces invivables. Un nombre significatif d’habitants des grandes villes souffrent de maladies liées directement à la piètre qualité de l’air qu’on y respire. C’est un phénomène qui ne cesse de s’aggraver malgré le silence radio des autorités. L’urgence d’une politique de lutte contre la pollution de l’air sera entreprise tout en ménageant l’activité de ses pôles économiques vitaux. Dans cet état d’esprit, je propose ce qui suit :

  • Développer les moyens de transports en commun et donner la priorité aux utilisateurs des énergies propres. Le retour au bus électrique et le développement des tramways dans nos villes seront une priorité de ma politique dans la matière.

  • Le choix de la vignette: Les propriétaires de véhicules particuliers auront le choix d'une vignette autorisant la circulation pendant les jours fériés et les heures de soirée seulement. Son prix sera de 75% moins cher que la vignette donnant lieu a une circulation pendant les 7 jours de  semaine. Cette mesure incitera beaucoup d’utilisateurs à renoncer à leurs voitures au profit des transports en commun dans leurs déplacements quotidiens.

  • Augmentation significative des vignettes des grosses cylindrées : Rouler en Mercedes, en véhicules à quatre roues motrices et en voitures energivores doit avoir son prix à payer à la communauté.  Je considère ces voitures comme étant  produit de luxe. L’utilisation d’une voiture ne dépassant pas les 5 chevaux est largement suffisante pour parcourir les rues de nos villes et tous les axes routiers de la petite Tunisie.

  • L’incitation à l’achat de voitures hybrides en donnant la priorité de crédit à ce type d’acquisition et en rabaissant de 50% le prix de vignette de circulation.

  • Encourager les municipalités à aménager des pistes cyclables et inciter les citoyens à l’utilisation du bicycle comme moyen de transport agréable dans un environnement sécurisé.

  • L’obligation à toute nouvelle construction d’utiliser une énergie propre comme moyen de chauffage et surtout encourager l’usage de l’énergie solaire. Cette mesure concernera tout le territoire tunisien.

  • L’adoption d’un plan à long terme d’utilisation des nouvelles énergies propres pour sauvegarder notre environnement et nous préparer économiquement à cette évidence énergétique du 21e siècle.

C’est dans cet état d’esprit que la Tunisie doit s’attaquer aux vrais problèmes environnementaux et non par une politique de propagande continue entretenue à des fins d’utilisations de résultats superficiels pour adoucir l’image du régime à l’étranger.

La sauvegarde de l’environnement est un défi majeur de ce siècle, la Tunisie doit le relever dans un esprit conquérant aussi bien dans les remèdes à y apporter que dans leurs exploitations comme voie de développement économique majeur. Cette politique doit être le fruit d’un effort de sensibilisation et d’éducation à entamer par les autorités en concertation avec tous les citoyens.

Dans ce sens, la Tunisie coopérera pleinement avec les pays amis et les instances internationales. Dans le cadre de la sauvegarde de l'environnement, le régime de Ben Ali a bénéficié d’énormes aides financières internationales passées sous silence. Heureusement pour la Tunisie, la communauté internationale a pris définitivement conscience que Ben Ali signe tout ce qui est supposé être positif pour son image sans honorer ce qu’il a paraphé tambour battant.

Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
 
Blog
Vidéos

Tunésie IIe république · Copyright © 2007 · Tous droits réservés